FIRESTONE ROADHAWK

En sécurité sur les routes de haute montagne

Publié le 09.03.2021 par Philip à Kilchberg/Suisse

Évaluation finale

Comportement de freinage
sur chaussée sèche 5 Stene

Comportement de freinage
sur chaussée mouillée 5 Stene

Comportement de freinage sur la neige et la glace 5 Stene

Confort de conduite 5 Stene

Comportement en virage/conduite en virage 5 Stene

Impression générale 5 Stene

Chère lectrice, cher lecteur,

Voilà quatre mois que je roule avec les nouveaux Winterhawk 4 de Firestone. J'ai eu l'occasion de tester ce pneu de fond en comble sous toutes conditions météorologiques. Par le temps d'été indien qui régnait au mois d'octobre dernier, j'ai pu constater que le pneu jouait parfaitement son rôle sur chaussée sèche et mouillée, même recouverte de feuillage. A l'époque, je lui ai attribué 5 étoiles sur 5, car je n'avais remarqué aucune faiblesse.

En décembre, les commandes tant attendues par mes clients de l'Engadine sont enfin arrivées (je suis marchand de vin et de spiritueux et je dessers une clientèle installée dans des stations de ski situées en altitude). J'ai donc quitté Zurich pour traverser un peu plus tard le col du Julier par des températures de moins cinq sur une route recouverte de glace et de neige – un vrai test pour le Winterhawk 4 dans ces conditions très délicates. Ce fut un jeu d'enfants pour cet élève modèle qu'est le pneu qui est resté parfaitement impassible. Mon Nissan Qashqai 4x4 nous a transporté en toute sécurité, moi, mon épouse et 300 bouteilles de bon vin pour franchir le col situé à 2'284 mètres au-dessus du niveau de la mer et rejoindre St. Moritz. 

J'aimerais profiter de cette occasion pour raconter une anecdote remontant à l'année 1987. Le 23 décembre, alors que j'étais au volant de ma Porsche 911 3,3 litres turbo (roues motrice arrière), j'ai été surpris par une tempête de neige en compagnie de mon dentiste et de sa petite sœur en voulant traverser le col du Julier. A partir de Bivio, impossible d'avancer. Mes pneus d'hiver de l'époque étaient clairement dépassés. Mais nous voulions à tout prix aller à cette fête au Dracula Club! C'est là que j'ai dit à mes deux passagers: «Enfilez vos combinaisons de ski et installez-vous sur le becquet arrière». Ainsi, grâce au poids supplémentaire sur l'essieu arrière, nous avons traversé le col en MARCHE ARRIÈRE sur près de trois kilomètres. Au bout d'un moment, j'ai commencé à avoir très froid car il fallait que je navigue avec la fenêtre latérale ouverte et mon rétroviseur intérieur.

Il ne s'agit que d'un exemple parmi 50 qui me permet de dire que j'ai déjà franchi de nombreux cols sous des conditions très extrêmes et je sais vraiment ce que peut faire un bon pneu!

Retournons au rapport actuel:

L'autre côté du col du Julier se situe dans la zone climatique de Suisse du sud, mais est-ce que cela signifie que les températures seront douces? C'est archi faux! Le jour où j'avais prévu de tester le Winterhawk 4, la météo a fait des siennes et nous avons subi un blizzard côté sud.

Certes, cela ne m'a pas déstabilisé, car j'avais déjà une confiance très élevée dans le Winterhawk 4. J'ai appuyé plusieurs fois sur le frein et la Nissan s'est arrêtée très rapidement. 

Arrivé à Saint Moritz, j'ai recherché un grand parking vide, recouvert de neige. Sur le parcours d'entraînement antidérapage de Regensdorf (cf. mon dernier rapport), le Winterhawk 4 a fait ses preuves en tant que meilleur pneu en termes de rapport qualité-prix. Maintenant je voulais le mettre à l'épreuve, en tournant en rond et en augmentant sans cesse la vitesse: Quand allait-il faire une embardée? Bon ben, les sceptiques seront déçus: Grâce aux quatre roues motrices du Nissan Qashqai 2,0 essence et à son embrayage Haldex, qui répartit la puissance sur les roues selon la sollicitation, le véhicule ne pouvait et ne voulait tout bonnement pas faire d'embardée. J'ai continué à accélérer et à agrandir le rayon, mais même alors que la force centrifuge augmentait, rien à faire: le Winterhawk 4 restait dans sa voie (il y avait un maximum de 50 cm; avec mes anciens pneus, j'aurais déjà tourné autour de mon axe de rotation). 

Donc, je donne cinq étoiles sur cinq pour l'essai raté: dérapage sur neige. J'étais conquis!

Maintenant, le moment était venu de l'épreuve de force:

La dernière livraison de la journée était destinée à un hôtel isolé situé à la fin d'une route de haute montagne à voie unique. Au cours des dernières 24 heures, il était tombé 80 cm de neige fraîche et selon le rapport sur l'état des routes du Club automobile TCS, la route était barrée.

Mais cela ne m'a pas arrêté, car a) j'avais promis à l'hôtelier que je lui livrerai moi-même le précieux nectar et b) j'avais promis aux gens de chez Firestone de tester le Winterhawk 4 en profondeur.

Malgré l'intensité des chutes de neige, dès les premiers lacets, alors que notre champ de vision ne dépassait pas dix mètres, nous avons remarqué que quelqu'un nous avait précédé sur la route recouverte d'environ 20 cm de neige. Or, après deux des dix kilomètres qu'il restait à parcourir, les traces de pneu ont disparu devant le garage d'un chalet. Les premières perles de sueur ont commencé à se former sur mon front.

Lorsque la surveillance routière déconseille de prendre la route, il faut avoir une énorme confiance dans son véhicule et surtout dans ses pneus. Or, c'est ce que j'avais à 100%. 

Alors que la visibilité se détériorait, que les essuie-glaces étaient à pleine vitesse, la ventilation réglée à fond sur Anti-brume, nous luttions pour grimper le versant de la montagne en nous enfonçant de plus en plus dans la neige. En raison des fortes chutes, nous avions déjà une épaisse couche de neige d'au moins 15 centimètres sur le capot du moteur. Pendant de courts instants, j'apercevais sur la droite, très loin, les petites lumières de la civilisation. J'avançais très prudemment en première vitesse, la surface étant extrêmement glissante avec un mélange de neige fraîche et de glace, mais comme à certains endroits, il n'y avait pas de glissière de sécurité, mon rythme cardiaque était à 180! 

J'ai dit à mon épouse: «La prochaine fois, on envoie le vin par la poste! Plus jamais, nous ne viendrons ici dans de telles conditions.» Mais, finalement, nous avons quand même réussi. En effet, malgré les conditions extrêmes, le Winterhawk 4 nous a fait monter et descendre la montage comme sur des rails. Pas de patinage, pas de dérive dans les virages, bref, un pneu de tout premier ordre! Lors de la descente, nous avons soudain rencontré des véhicules en direction opposée et avons dû nous arrêter, mais là non plus, aucun problème pour le Winterhawk 4.

Pour finir, voici les deux leçons que j'ai tirées de ce test: Désormais, je ferai monter le Firestone Winterhawk 4 sur tous mes futurs véhicules.

Je vais recommander ce pneu à tous mes amis avec la meilleure conscience du monde.